SOS Fantômes - D'un ennui glacial

Lorsque "SOS Fantômes: l'héritage" a fait son apparition en 2021, il promettait de rallumer la flamme d'une franchise culte en introduisant une nouvelle génération de Spenglers. Jason Reitman, fils du légendaire Ivan, semblait être le choix parfait pour diriger ce projet nostalgique. Ce fut pour moi un succès, il a réussi à équilibrer l'humour contemporain avec des effets visuels modernisés tout en restant fidèle à l'esprit original. 


Avec "la menace de glace", nous plongeons à nouveau dans le chasse aux fantômes, cette fois avec Gil Kenan à la réalisation. Le film démarre sur les chapeaux de roues, une musique angoissante signée Dario Marianelli, fidèle à l'œuvre originale d'Elmer Bernstein, et un retour à la caserne emblématique de Manhattan. Tout est en place pour deux heures de divertissement captivant. Le film, coécrit par le jeune Reitman, rend hommage à son père, décédé en 2022, mais malgré ces clins d'œil affectueux, le rythme s'essouffle très rapidement. Les tentatives de renouvellement avec de nouveaux personnages et menaces semblent manquer de l'élan nécessaire pour captiver pleinement le fan que je suis. Le film bénéficie pourtant d'une distribution impressionnante, avec des vétérans de la série comme Bill Murray et Dan Aykroyd, et des nouveaux venus comme Paul Rudd et Kumail Nanjiani. Ce dernier joue un rôle clé en tant que détenteur d'un orbe mystique, pivot central de l'intrigue. Cependant, malgré un casting prometteur, le film peine à maintenir son énergie, particulièrement dans sa dernière partie, où tout semble précipité.


Il tire à nouveau sur la corde de la nostalgie, mais cette fois-ci, la sauce ne prend pas. Dan Aykroyd est peu inspiré, chacune de ses apparitions est insipide. Où est passé l'humour du personnage ? Mckenna Grace, qui était si rafraîchissante dans "héritage", nous propose une version molle d'une Phoebe Spengler en pleine crise d'adolescence insupportable et sans saveur. Certaines scènes avec elle sont tellement longues, inutiles et mal interprétées que j'ai faillit m'endormir à plusieurs reprises. Un comble pour un fan de ma trempe. Ajoutez à cela un scénario peu abouti et de trop courtes apparitions de Bill Murray, qui à lui seul et en une scène, est plus drôle que l'ensemble du film, et vous obtenez un naufrage cinématographique glacial. Dommage car la licence aurait pu prendre son temps pour se renouveler. C'était le projet à ne pas rater pour convaincre tous fans de la première heure que SOS Fantômes avait encore des choses à raconter. Malheureusement, la vague de froid dans leur cœurs n'est pas prête de se réchauffer. 

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